Wednesday, 20 May 2026

Véronique et sa maman Anne - Mother's Day - Entry 3 - 50th Newsletter competition - tribute


 


"Ma mère est morte 6 mois après mon mariage. J'avais tout juste 23 ans et elle 44 ans.

Chaque maman est unique, nous n'en avons qu'une.

Je pense pratiquement tous les jours à elle.

Elle n'a pas connu mes enfants et d'office quand il y a un événement dans la famille, je pense qu'elle aurait du être là. Et son souvenir est bien présent, malgré le temps qui passe.

Montrer à mes enfants sa force de caractère, son enthousiasme.

Elle a décidé de garder sa maladie secrete. Nous n'avons su que 6 mois après ce qu'elle avait. Elle ne voulait pas que notre attitude change vis à vis d’elle.


Vous allez me trouver bizarre, mais parfois je me dis: est ce que j'ai oublié sa voix? Si elle revenait est ce que je reconnaitrais sa voix?


Ma mère avait un caractère bien trempé. Quand elle était petite, ses parents la forçait à manger, à finir son assiette. Ce qui était assez logique, car ma mère était née en 1941. Donc en pleine guerre mondiale où on ne gaspillait surtout pas la nourriture. Elle gardait la nourriture dans sa bouche toute la nuit et la recrachait le lendemain matin aux toilettes. Les dégâts sur ses dents ont été considérables. À l'époque, personne n'en n'avait conscience. Mais je peux dire que jamais ses enfants n'ont du finir une assiette et que l'hygiene buccale était une priorité! Elle a tellement souffert chez le dentiste à sa vie adulte qu'elle habitait dans son bâtiment.


Elle était douée pour les études et avait fini son cursus complet d'humanités à ses 16 ans. Malheureusement à cette époque, dans une famille de province, les filles ne devaient pas faire d'études et pour s'échapper, il n'y avait que le mariage comme échappatoire. Ce qu'elle a fait à 18 ans en se mariant avec mon père. En quittant leur pays d'origine, mes parents ont pu se libérer de cette emprise familiale et mon père a autorisé ma mère à travailler. Ça me fait drôle d'écrire cela, car de nos jours, personne ne doit demander l'autorisation pour cela. Ils ont eu une vie heureuse à Paris, et nous ont aimé tellement mon frère et moi.


Elle me manque, mais c'est souvent notre lot à tous."


Cette histoire vous a plu ? Assurez-vous de ne manquer aucune autre ! 



Voici le troisième article pour célébrer ma cinquantième newsletter, soit environ un an de publication régulière sur ce blog. Pourtant, comme vous pouvez le constater, j'ai commencé en 2012.


Vous trouverez peut-être ces histoires ci-dessous intéressantes, ou vous trouverez d'autres articles en français dans la section « French ».



Pois et Blanche main …petite histoire de Nathalie Andrews - guest post


ou


Dr. Ashok Kembhavi, un héros méconnu et demi-marathonien senior #tatamumbaimarathon2026


ou


ou 


ou 



No comments:

Post a Comment